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Centenaire de l'UMAC : Tout savoir sur les passeurs de mémoire… - 17/11/2017

Dans le courant de l’année 1917, une vingtaine de camarades ont décidé de fonder une association qui, dès le 20 octobre 1917, prit le nom de Union des Mutilés et réformés numéro 1 de l’Isère. La présidence a d’abord été donnée au camarade Jay, un grand invalide, qui l’accepta à titre provisoire. Ayant démissionné peu de temps après, c’est Maurice Gariel, mutilé lui aussi, qui était désigné pour lui succéder.
Maurice Gariel avait pris l’initiative de faire la rééducation professionnelle dans sa propre usine, l’usine Neyrpic, permettant ainsi à des camarades d’occuper un emploi alors qu’ils ne pouvaient y accéder ailleurs en raison de leur infirmité.
C’est alors que Charles Chassigneux décida de créer des sections de cette nouvelle association dans la région : en premier lieu à Tullins, son canton d’origine, puis à Rives, Renage, Voiron et Moirans. Ainsi, un petit noyau s’était constitué autour de Grenoble. Si dans cette période seuls les mutilés pouvaient se grouper, l’association souhaitait bien se démobiliser et agrandir sa “maison” pour former une association unique comprenant mutilés, anciens combattants, veuves, orphelins, ascendants des morts, autrement dit toutes les victimes de guerre. Le Poilu Dauphinois, créé en 1918, devenait l’organe officiel mensuel de ce groupement désormais connu sous l’abréviation UMAC de l’Isère.
En 1919, sur les conseils de l’UMAC de Lyon, l’association iséroise adhérait à l’Union fédérale.
C’est à partir de 1920 que la propagande fut méthodiquement organisée par le secrétaire général Alfred Robert et pendant plus de dix ans, des conférenciers bénévoles ont parcouru le département pour créer des sections. Le 30 juin 1922, l’UMAC comptait 64 sections et 14 602 membres. En 1926, Marcel Perrot était désigné délégué à la propagande. Après de nombreux redoublements d’efforts et de nombreuses réunions, c’est en septembre 1927 que plusieurs milliers d’umacistes ont défilé dans Grenoble pour commémorer le 10e anniversaire de la création de l’UMAC. Ce dernier s’est terminé autour d’un banquet présidé par le député maire Paul Mistral.
Maître Tissot a rejoint l’association en 1930 et dirigea, pendant vingt ans, les destinées de l’UMAC.
L’UMAC de l’Isère se classait parmi l’une des premières associations départementales de France, l’une des premières aussi en tête de l’Union fédérale, la Fédération nationale. C’est en 1931, grâce à des dons, aux souscriptions et à une cotisation supplémentaire acceptée par toutes les sections, que l’association a acquis son siège social situé 29 bis cours Jean Jaurès à Grenoble.
L’UMAC de l’Isère a toujours eu de bons rapports avec les autres associations d’anciens combattants et de victimes de la guerre.
L’association a effectuée de nombreuses réalisations. Dès sa fondation, elle a créé une caisse de secours, une mutuelle maladie et la caisse chirurgicale mutualiste en 1937. Cette dernière compte à ce jour environ 330 000 membres. Elle a également réalisé des foyers sociaux d’anciens combattants et de veuves de guerre mais a aussi joué un rôle principal dans l’établissement de la retraite du combattant. En effet, Maurice Gariel a été l’âme de cette réforme.
L’UMAC a toujours apporté son appui, sans réserve et dans tous les domaines, à l’action en faveur de la Paix de l’Union fédérale, qui, dès le lendemain de la deuxième guerre mondiale, a créé la Confédération internationale des anciens combattants.
En 1967, au 50e anniversaire de l’association, le bilan montrait que celle-ci s’est toujours employée à unir, autour d’un même drapeau, des camarades qui n’ont pas reculé devant les plus nobles sacrifices durant toutes les guerres qui ont suivi depuis 1914 et quelles que soient leur appartenance philosophique, politique ou religieuse.
 
Un bond dans les archives…
En 1995, Georges Lotroïcq succède à Robert Silber à la présidence de l’association. Il sera assisté de Pierre Courtadon, secrétaire général décédé en décembre 1995, puis par Maurice Ruitton qui sera épaulé en septembre 2002 par Carole Delubac, secrétaire, et Gérard Aigouy, trésorier général, qui assure la gestion financière et celle du patrimoine de l’UMAC.
Au cours des années 1995 à 2004, l’association a organisé huit congrès sans compter les réunions mensuelles de son bureau directeur. En 1996, Gérard Aigouy a fait un exposé sur le bilan de la situation financière de l’UMAC et de son devenir dans les dix à quinze ans à venir en raison de la diminution du nombre des cotisations. Pour sa survie, l’association propose alors de faire donation de son local à une association, de préférence à la MURAC, qui prendrait en charge certaines dépenses de fonctionnement et allègerait donc la trésorerie de l’UMAC. Un protocole d’accord sera signé en mars 1997 et c’est en avril 1999 que l’acte de donation sera signé, l’UMAC se réservant l’usufruit pour une durée de trente ans.
Jean Ballester, colonel de réserve et ancien d’AFN, succéda à Gérard Aigouy avant de devenir président de l’association.
Fin 2004, l’UMAC est organisée, à l’échelon départemental, en section ou en sous-section communale ou cantonale et s’administre d’une façon autonome, sous l’autorité de son président et de son bureau. Les sections UMAC sont implantées en milieu rural ou pour certaines dans des localités plus importantes comme Voiron, Bourgoin-Jallieu, La Tour-du-Pin… L’avantage de ces sections, par rapport à celle de Grenoble, est que les adhérents et la population participent aux activités associatives de toute nature. Mais ces sections sont vieillissantes. Leurs membres, âgés jusqu’à 105 ans pour certains, ne sont plus aptes pour une vie associative dynamique, sans compter de nombreux décès. Certaines, qui sont réduites à trois ou cinq membres qui s’en retirent par la force des choses, se dissolvent ou se regroupent dans une section la plus proche de la leur, ou se voient absorber par une section de la Fnaca. Si autrefois, on notait plus de 200 sections départementales, ce chiffre passait à 150 environ en 2004 et s’éteindra dans les douze années à venir.
L’activité d’antan s’amenuisent de jour en jour et le siège départemental de l’UMAC ne peut, au coup par coup, qu’apporter aux sections un soutien et des conseils et assurer la défense de leurs droits au cas par cas.
Fin 2004, Georges Lotroïcq présentait sa démission à son poste de président et c’est le Docteur Claude Moulin qui assura la suite à compter du 27 janvier 2005. Fin 2016, l’association se pose des questions sur les perspectives à venir. En effet, quatre des six dirigeants étaient dans une tranche d’âge comprise entre 83 et 89 ans. Il était évident que le problème de la “relève” finirait par se poser…
 
Et demain…
Dans le courant du mois de mars 2018, l’UMAC n’existera plus… Libre aux sections de prendre la décision de poursuivre l’histoire puisqu’elles sont indépendantes de l’UMAC départementale. Peut-être, ou sans nul doute, l’association patriotique du “Souvenir Français” devrait entretenir la mémoire et continuer à faire vivre l’UMAC. À voir, puisque plusieurs sections pourraient fusionner… L’avenir nous le dira…

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