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Cérémonie de la Croix Sicard : Toujours avec la même ferveur - 17/02/2017

Le 15 février 1944, sept jeunes de 20 ans ont perdu la vie dans un refuge devenu piège.
Le monde combattant, les jeunes sapeurs-pompiers de Trept, et la population étaient au rendez-vous pour une cérémonie commémorative des plus poignantes, dans le froid et la brume.
Comme à l’accoutumée, l’atmosphère était pesante… le lieu étant chargée d’histoire, de sang et de douleur pour de nombreuses familles.
Et pour la première fois, la météo était particulièrement clémente. Habituellement cette cérémonie se déroule dans un froid glacial.
C’est toujours avec beaucoup de ferveur que le devoir de mémoire s’accomplit autour des différentes personnalités qui mettent un point d’honneur à se retrouver pour une double cérémonie, tout d’abord à la Croix-Sicard puis au cimetière de Salagnon.
Mais, pour cette année 2017, la foule était encore plus nombreuse qu’habituellement sans oublier de mentionner la présence de de plus de 40 porte-drapeaux.
Ce 15 février 1944, ils s’étaient groupés dans une maisonnette sous l’autorité de la grande organisation des Francs-Tireurs Partisans Français.
Mais en état d’infériorité ils allaient succomber brûlés vifs après un combat héroïque contre les envahisseurs hitlériens.
Sous la houlette de Jean Fréchet, président du comité FNACA de Salagnon au côté de Clément Gulliet, président du comité FNACA de Bourgoin-Jallieu, l’assemblée composée de jeunes, de familles de ceux qui ont été sacrifiés, d’habitants et de nombreuses personnalités dont le maire de Salagnon, Gilbert Durand, ont rendu un hommage solennel à tous ces jeunes tombés pour notre liberté.
Pendant “Nuit et Brouillard”, on pouvait remarquer quelques regards humides dans les rangs des participants.
Après le dépôt des gerbes, l’appel des morts et les sonneries d’usage, Gilbert Durand, maire de Salagnon, rappelait les faits dramatiques qui se sont déroulés dans cette clairière où le refuge s’est transformé en piège.
Il déclarait ainsi : “Des jeunes médiocrement armés, mais plein de courage.
Ils ont été dénoncés pour la Saint-Valentin… et au petit jour du 15 février 1944 ce fut une véritable tuerie. Sept martyrs et deux otages sont tombés.
Six ont été brûlés vif tandis que le septième, après s’être enfui, fut achevé en fin de matinée.
Cette jeunesse ainsi investie s’est sacrifiée afin de revendiquer, pour nous, le droit à la liberté. Aujourd’hui, 73 années plus tard, il nous faut poursuivre cette quête si difficile à acquérir et à conserver”
.
Le cortège se rendait ensuite au cimetière de Salagnon pour se recueillir sur les martyrs de la Croix-Sicard et devant le Lieutenant Paul Lositsky du 12e Régiment de cuirassiers et le Lieutenant François, premier mort pour la libération de Bourgoin et de Jallieu à l’attaque des silos de Bourgoin le 23 août 1944, à l’âge de 29 ans.
Le verre de l’amitié suivait cette cérémonie pleine d’émotion et de recueillement, à la salle Joseph Laigroz, à Salagnon.
Carole Muet

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