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Bourgoin-Jallieu > ECHOS DE LA MAIRIE

Conseil municipal : Maintien des engagements politiques et poursuite du désendettement - 31/03/2017

Jeudi 9 mars, c’était séance du conseil municipal et le moment était important car il s’agissait du vote du budget. Après un débat d’orientation budgétaire assez “remuant”, la dernière séance était musicale avec le concert de casseroles organisé par les syndicalistes de plusieurs organisations syndicales.
Pendant ce temps là, les élus de la majorité et de l’opposition échangaient et délibéraient sur un ordre du jour particulièrement copieux. Concernant le budget, nous consacrons nos colonnes à quelques “morceaux choisis” des différentes interventions…

Olivier Dias, adjoint aux finances communales, à l’administration générale, à la communication et aux nouvelles technologies
«Ce budget, comme chaque année, a été longuement travaillé avec l’ensemble des services de la ville pour déterminer les axes forts de notre politique, et les économies que nous pouvions faire dans un contexte budgétaire très tendu.
Je remercie d’ailleurs le service Finances de la ville pour le travail réalisé.
Pour commencer par les grandes masses, et passer rapidement sur les aspects un peu techniques, vous savez qu’un budget est composé de deux parties.

Le fonctionnement, qui représente toutes les dépen-ses courantes, la masse salariale et les subventions, et l’investissement correspond aux sommes dépensées pour les constructions ou les aménagements dans la ville.
Ces montants sont de 29.278.288 € pour le fonctionnement et de 25.314.913 € pour l’investissement. Nous parlons ici de dépenses réelles, une fois écartées les opérations d’ordre comptable.

Je tiens à préciser un peu plus le montant du budget d’investissement, qui n’est pas très parlant lorsque l’on évoque juste le montant total. Pour avoir une idée du montant réellement investit, il faut déduire de cette somme le montant de remboursement de la dette et les “reste à réaliser” qui correspondent aux dépenses engagées en 2016 mais qui ne seront payées qu’en 2017. En pures dépenses d’investissement sur 2017, cela représente un montant de 15 millions d’euros.
Nous constatons un résultat prévisionnel pour 2016 de 6,6 M€, qui a augmenté par rapport à l’année précédente en raison d’économies de fonctionnement et du recours à l’emprunt en fin d’exercice 2016 à un taux particulièrement bas de 0,84 %.
Pour ce budget 2017, nous anticipons une épargne brute de 3,5 M€ et une épargne nette à l’équilibre à -18 K€.
Au niveau de l’emprunt, nous avons budgété un peu moins de 6 millions d’euros d’emprunt. A noter qu’en 2016, nous avions budgété 5,7 millions mais nous n’en avons emprunté que 3 M€.»


Frédérique Pénavaire, conseillère municipale d’opposition (PC)
«Ce budget est encore et toujours dominé par des années d’austérité étatique avec le gel puis la baisse des dotations. La baisse de Dotation globale de fonctionnement (DGF) aux collectivités territoriales continue, elle est de 2,6 milliards d’euros, portant à 9 milliards la baisse de la DGF en trois ans. L’éternel argument répété gouvernement après gouvernement, des quinquennats Sarkozy puis Hollande, de réduction des déficits n’est pourtant pas entendable, alors que l’endettement des collectivités ne représente toujours que 10 % de la dette publique. Il faut aussi rappeler que la DGF est issue d’une taxe que percevaient les collectivités. Ce n’est pas un cadeau que l’Etat ferait dans sa grande générosité aux collectivités ! C’est un reversement de taxes qui étaient perçues directement par les communes. Aussi, quand on lit le programme de M. Macron qu’il veut faire la même chose avec la taxe d’habitation, on peut légitimement s’inquiéter pour les finances des communes s’il venait à être élu (ce que je ne souhaite pas vous l’aurez compris).
Vous avez pris des décisions qui vont à l’encontre de la solidarité, du mieux vivre ensemble. L’exemple de la suppression de la maison des syndicats est emblématique. Cela constitue un déni de la démocratie locale. Sur le fond, c’est un acte politique, une décision purement idéologique (décision que l’on retrouve dans de nombreuses villes dirigées par “les Républicains”).
C’est de plus en plus clair car il semblerait que des locaux soient disponibles pour loger des associations, donc pourquoi vouloir récupérer ceux des syndicats, si ce n’est pour les faire disparaître ! Je confirme donc que je soutiens pleinement les protestations des organisations syndicales et vous demande de revenir sur votre décision.
Sur la question des services publics, j’ai, à plusieurs reprises, dénoncé votre acceptation de la disparition du bureau de poste de Champfleuri, et à la CAPI, vous avez clairement choisi le privé au détriment d’une gestion publique de l’eau sur tout le territoire. En ce qui me concerne, j’ai défendu, avec le collectif “Eau bien public”, un mode de gestion public, ce qui va dans le sens de l’intérêt général. Les Berjalliens l’ont bien compris et c’est ce qui a permis de vous mettre en échec.»


André Borne, conseiller municipale d’opposition (PS)
«Alors que nous arrivons à mi-mandat, vous vous faites le chantre, M. le Maire, d’un budget 2017 sans augmentation des impôts locaux et sans augmentation des tarifs des services publics. Vous allez même plus loin en déclarant, dans la presse locale, que vous avez lancé un grand nombre de projets avec moins d’argent que vos prédécesseurs, tout en réussissant à transformer en profondeur la ville…
Comment dès lors ne pas être estomaqué de votre démagogie et de votre mauvaise foi. Depuis 2014, le seul projet d’envergure qui peut être mis à votre crédit est celui d’un festival rock indépendant “Les Belles Journées”, que vous avez voulu de rayonnement national dans sa 1ère édition. La réalité vous a obligé à revoir vos aspirations de grandeur à la baisse, puisque l’année dernière vous ne parliez plus que de rayonnement régional !
La 2e édition a, en effet, rassemblé à peine 1 800 personnes dont les deux tiers d’invités, pour un coût de 250 000 euros supporté par les seuls contribuables Berjalliens…
Et pendant que vous entretenez à grand frais cette extravagance, vous laissez mourir nos commerces de centre-ville, vous montez les Berjalliens contre les syndicats, vous augmentez les tarifs des services publics municipaux, vous avez supprimé 1,2 million d’euros de subventions aux associations berjalliennes depuis 2014…
Pour les budgets établis durant ces trois dernières années, nous n’avons pas été dupes de l’écran de fumée que vous avez projeté à travers votre ritournelle 100 fois répétée de “non augmentation des taux d’imposition”. De nombreux nouveaux impôts indirects ont été mis à la charge des Berjalliens par l’introduction de services payants ou largement augmentés et qui se traduisent dans certains chapitres des recettes du budget de fonctionnement.
J’en ai ici la funeste liste : les temps de garderie scolaire devenant payant, les temps d’activité périscolaire payants, la fermeture du Centre Médico-Sportif, le parking de la rue du Premier Atelier devenant payant, l’augmentation de la tarification de tous les parkings payants de 12 à 40 %, l’augmentation des repas de la restauration scolaire de 5 % de plus que le taux de l’inflation, l’augmentation des concessions funéraires dans nos trois cimetières de 8 à 42 %, le paiement des locations de salles publiques pour nos associations, et la suppression, au début de chaque été depuis 15 ans, d’une journée populaire avec un concert gratuit par le festival “Les Belles Journées” à la rentrée scolaire de septembre avec l’entrée payante.
Nous avons démontré depuis 2015, à chaque exercice budgétaire, que ces différentes décisions, prises par votre majorité, allaient puiser directement dans les poches des contribuables Berjalliens de 190 à 500 € de plus chaque année.
Des impôts directs qui ne veulent pas dire leur nom. Mais le plus surprenant, c’est que même votre promesse de campagne de baisser les taux des impôts locaux (puis décider de ne pas les augmenter) a volé en éclats en cette fin d’année 2016 quand les contribuables Berjalliens ont découvert sur leurs feuilles d’impôts que la taxe d’habitation avait augmenté de 9 % et celle de la taxe foncière de 10,50 % du fait de votre décision, à la CAPI, dont votre 1er adjoint est vice-président en charge des finances… Et vous-même, M. le Maire, 1er vice-président.
Mais nous observons que votre culture politique libérale “de droite” “de rupture” n’est pas d’améliorer le lien social, d’appréhender le vieillissement de la population, de penser à de nouvelles structures publiques d’accueil et de services, d’écouter les milieux associatifs et les commerçants, mais de mettre en place, sans aucune évaluation et sans priorité affirmées, une politique de serrage de tous les budgets de fonctionnement depuis trois ans : -2 % à -5 % chaque année sur toutes dépenses de fonctionnement… pour essayer de dégager des marges de manœuvre afin de réaliser vos grands projets annoncés pendant votre campagne… grands projets que seuls, vous et votre équipe attendiez !”

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