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Bourgoin-Jallieu > DEVELOPPEMENT DURABLE / ENVIRONNEMENT

Environnement : Les seuils se sont durcis, des riverains se plaignent : l’usine PCAS va investir pour réduire les mauvaises odeurs - 28/10/2016

Difficile de faire comme si de rien n’était... Certains jours, les odeurs caractéristiques qui émanent de l’usine de biochimie PCAS arrivent à “embaumer” tout Bourgoin-Jallieu. Inquiets, les habitants du quartier de l’Oiselet attendaient donc avec une certaine impatience la réunion publique d’information organisée à l’initiative de la mairie mardi 18 octobre. Marc Cavaletti, le directeur de l’entreprise implantée avenue des Frères Lumière, avait bien voulu jouer le jeu de la transparence, même si les explications étaient parfois un peu techniques.
Le responsable du site reconnaît volontiers ces fortes odeurs liées aux molécules utilisées pour produire des arômes pour les secteurs de la parfumerie et de l’industrie pharmaceutique. Mais il prévenait : «Ce n’est pas parce qu’un produit est odorant qu’il est forcément toxique.» L’homme se voulait rassurant : «Je peux vous garantir qu’aucun composé organique volatile qui sort des cheminées de l’usine dépasse les seuils réglementaires. Avec la dispersion, nous sommes même loin des niveaux prescrits par l’INRS.» Pour mieux tenter de convaincre les riverains, il affichait les chiffres des mesures réalisées récemment par un organisme indépendant. Et rappelait que ces substances ne sont pas des particules solides, les molécules étant “neutralisées” dans les tours de lavage.
Marc Cavaletti est ouvert à la discussion. Il propose à tous ceux qui auraient un doute de venir visiter l’usine. Revenant sur les odeurs, il souligne : «L’odeur souffrée qui a un temps incommodé les habitants a disparu depuis que nous avons décidé d’arrêter la fabrication de l’arôme en cause. Depuis le 18 novembre 2015, nous n’avons eu aucune plainte sur ce point.» Reste que les amalgames d’odeurs constituées par la fabrication de 300 produits différents ne sont pas du goût de tous les riverains. Marc Cavaletti annonçait : «Il faut savoir que nous avons commencé à investir pour réduire ces nuisances. Les travaux visant à améliorer la canalisation des rejets de composés organiques volatiles seront terminés en février 2017.»
 
Un dispositif d’oxydation thermique pour réduire les émissions à la source
Une représentante de la DREAL (Direction régionale de l’environnement) était également présente. Celle-ci rappelait que l’usine PCAS, classée Seveso II, fait l’objet d’un contrôle renforcé au minimum une fois par an par un laboratoire indépendant. L’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation est strict, notamment pour la nature des produits stockés. Pour le site berjallien, elle émettait un seul bémol : les seuils réglementaires d’émission de solvants s’étant durcis, l’usine n’était plus dans les clous en 2015. Elle détaillait : «Pendant longtemps, PCAS était autorisé en moyenne sur l’année à dégager dans l’atmosphère 15 % de sa production. Ce seuil a été abaissé à 2 %, PCAS étant aux alentours de 4 %.» Soit 121 tonnes rejetées dans l’air sur 2015. C’était la stupéfaction dans la salle, des parents s’inquiétant pour la santé de leurs enfants.
Marc Cavaletti misait une nouvelle fois sur la transparence. Il a déjà intégré les préconisation de la DREAL. Dans cet esprit, «un investissement d’un million d’euros va être engagé pour équiper l’usine d’un dispositif d’oxydation thermique qui va nous permettre de brûler les molécules. La mise en service interviendra début 2018.» Il poursuivait : «En diminuant les émissions à la source, nous nous sommes engagés à descendre bien en dessous des nouveaux seuils imposés, avec forcément une réduction importante des odeurs.»
à ceux qui s’interrogeaient sur les conséquences des “cocktails chimiques” produits, il répondait : «Nos gaz sont stables, ils ne peuvent pas se mélanger.» Et d’insister : «On demande à la chimie de respecter des seuils bien plus stricts que dans l’automobile. Or, si lorsque vous faîtes le plein, vous êtes en contact quasi direct avec les carburant, je n’ai encore vu personne le nez sur les cheminées de PCAS !» Reste la question des odeurs ressenties... Dans la salle, un riverain lançait avec une pointe d’ironie : «Vous qui êtes parfumeur, vous avez bien une solution !» Ça ne semble pas si simple.
Stéphane Perrin
 

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