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Bourgoin-Jallieu > ECHOS DE LA MAIRIE

Foire de la Saint-Michel : ce samedi 30 septembre, ça va être la foire dans toute la ville ! - 29/09/2017

Ce samedi, c’est grande foire, braderie et fête foraine sur la ville. Alors venez nombreux pour faire de bonnes affaires, voire même de très bonnes affaires !
La foire de la Saint-Michel se déroule toute la journée en centre-ville et sur le quartier de Pré-Bénit. Pour l’occasion, ce ne sont pas moins de 250 forains qui sont attendus sur Pré-Bénit.
Quant aux commerçants, ils ne manqueront pas de faire battre le cœur de la ville avec une grande braderie, ce qui promet un bel événement pour les habitants du Nord-Isère. Celle-ci sonnera l’ouverture de la quinzaine commerciale de “Passion Commerces, Bourgoin-Jallieu ville sourire”. Cette “opération” se déroule du 30 septembre au 14 octobre. À vous de “gratter” pour espérer gagner ! Cette quinzaine commerciale est dotée de 10 000 € de lots chez vos commerçants berjalliens.
Bien sûr, à tout cela n’oublions pas d’évoquer la vogue. Depuis samedi 23 septembre, elle bat son plein sur le parking Diéderichs et ce sera comme cela jusqu’au mercredi 4 octobre inclus. Et pour que la fête soit belle, chacun espère que dame météo soit des plus chaleureuses.
 
Les foires berjalliennes ? Des lettres patentes… épatantes !
Du passage de Henri III aux foires du 1er mai et du 29 septembre, c’est toute une histoire.
Et pas n’importe laquelle ! Alors, réellement, que savez-vous de nos célébrissimes foires du 1er mai et de la Saint-Michel ? Vous êtes indécis ? Et bien plus pour longtemps avec les écrits de Georges Paillet…
Carole Muet
 
Cette année là…
En cette année 1574, l’été s’achevait, préparant sur les coteaux environnants des Cantinières, de Montbernier et de Montauban les prochaines vendanges.
Mais que venaient donc faire à Bourgoin la grande Catherine de Médicis avec une partie de sa Cour, en ce 4e jour de septembre ?
C’était bien la première fois que l’on rencontrait dans notre province du Dauphiné ces grands noms de notre histoire nationale, et particulièrement le jeune Duc d’Alençon, le plus jeune fils de Catherine, et le huguenot Henri de Navarre, gendre de la Reine.
En réalité, ce n’était point pour parader dans de brillantes réceptions que les deux héritiers présomptifs de la Couronne (le dernier des Valois, le premier des Bourbons) se trouvaient dans ce cortège.
La Régente, parfaitement tenue au courant d’un complot dans lequel les deux princes se trouvaient impliqués pour soulever les provinces, avait jugé plus prudent de les garder près d’elle en quittant la capitale.
Trois ou quatre mois auparavant Charles IX, qui régnait depuis 14 ans sous la haute tutelle de sa possessive mère, venait de mourir, rongé par le souvenir obsédant du massacre de la Saint-Barthélémy, dont il n’était cependant pas le seul et unique responsable. Catherine qui avait placé sur le trône de Pologne le troisième de ses fils, Henri, légitime successeur de son frère, l’invita donc à rentrer au plus tôt en France.
Henri ne se fit pas prier ; il avait pris en dégoût la rude noblesse polonaise, si distante par ses mœurs avec la vie de plaisir de la Cour de France. Il quitta Cracovie clandestinement, mais, peu pressé de retomber sous la tutelle ombrageuse de la Régente, sa mère, il gagna Venise et prolongea plusieurs semaines son séjour au milieu des petits princes italiens, trop heureux d’accueillir un hôte aussi prestigieux que le Roi de France !
Au bout de trois mois, Catherine s’impatienta et partit à sa rencontre. Le 4 septembre 1574, elle arrivait à Bourgoin tandis qu’Henri entrait à Pont-de-Beauvoisin.
Le lendemain, celle qui était encore la Régente envoyait les deux princes qui l’accompagnaient auprès de celui qui, désormais, était leur Roi, Henri III. La Reine-mère et son fils se retrouvèrent donc à Bourgoin le 5 septembre, en présence d’un certain nombre de gentilshommes dauphinois et d’une population locale enthousiaste. Les échevins bergusiens profitèrent de l’occasion pour présenter à leur nouveau souverain une supplique pour obtenir deux foires annuelles.
L’existence depuis longtemps à Lyon d’une foire durant quinze jours quatre fois par an qui draine l’or et l’argent dans l’escarcelle des marchands-forains, n’a peut-être pas été étrangère à cette demande de nos compatriotes d’alors. Bourgoin possédait certes un marché traditionnel, tenu toutes les semaines sous les Halles, prospère lorsque les guerres successives laissaient des accalmies plus ou moins longues ou éphémères, et propice au négoce.
Mais des foires, manifestations plus importantes par leur ampleur et leur durée que de simples marchés, donneraient un autre attrait et un regain de prospérité au potentiel commercial d’une cité qui se trouvait être un véritable nœud routier au débouché de la vallée de la Bourbre et à l’entrée de la plaine lyonnaise. Or, le Roi seul pouvait dispenser ce droit d’organiser des foires. Alors les échevins présentèrent cette supplique : «Les habitants de cette ville vous supplient d’avoir grand égard à la situation de leur cité qui, placée sur la route d’Italie vers Lyon et Vienne, pourrait tirer gros avantage de l’établissement de deux foires de deux jours chacune, l’une au printemps, l’autre venant l’hiver…».
Dix ans plus tard, Henri III se souvint enfin des promesses verbales qu’il avait faites à ses hôtes d’un jour, et, en mai 1584, par lettres patentes datées de St-Maur-des-Fossés, il accordait aux Bergusiens les deux foires désirées : «Henri, par la grâce de Dieu, roi de France et de Pologne, Dauphin de Viennois, comte de Valentinois et de Diois… sur la représentation qui nous a été faite au nom des manans et habitants de la ville de Bourgoin en Dauphiné… bon et fertile pays auquel croissent et abondent plusieurs commodités de biens, y passant et repassant beaucoup de marchands et marchandises, et que pour l’avantage de ladite ville et du public, il serait nécessaire d’y établir deux foires par an… Nous avons audit lieu de Bourgoin créé, ordonné et établi deux foires deux jours entiers : la première commençant le premier jour de mai, la deuxième commençant le 29 dudit mois de septembre, jour de Saint-Michel…»
Après enquête et deux ans plus tard, le 8 mai 1586, le Parlement de Dauphiné ordonnait l’exécution de ces lettres patentes.
Ainsi, c’est grâce à un  événement d’importance nationale que le 1er mai, le muguet fleuri en brins si nombreux sur l’étal des forains et à la boutonnière des badauds sur nos places et nos avenues grouillantes d’une population qui se soucie fort peu de la rencontre à Bourgoin – bénéfique dans ses résultats – de la Reine-mère et de son fils Henri III, il y a de cela un peu plus de 400 ans !
Georges Paillet
Article extrait d’une “édition spéciale” parue dans les années 90

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