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INIS : Un chaudelet d’honneur pour Adrien Grollier-Baron - 29/09/2017

Comme le veut la tradition depuis maintenant quelques années, l’assemblée générale d’INIS (Italie Nord-Isère) s’est terminée par la traditionnelle remise de l’Ordre du Chaudelet. Cette année, c’est Adrien Grollier-Baron qui en a été l’heureux récipiendaire. En effet, le premier récipiendaire n’est autre que Jean Guichard, ancien président d’INIS, et c’était en 2011.
C’est Madeleine Boulon, une membre active de l’association, qui a eu l’honneur et le privilège d’introniser l’heureux élu aux côtés d’Alain Pongan, président d’INIS.
Malgré la suspension provisoire de sa fabrication et pour ne pas l’oublier, l’association poursuit cette tradition qui consiste à désigner une personne qui a beaucoup œuvré pour l’association.
 
En savoir plus sur le nouveau récipiendaire
Adrien Grollier-Baron a le prénom d’un empereur romain, et dans son nom un titre de noblesse, mais sa noblesse à lui c’est celle du dévouement. On dit qu’il tient cela d’une mère dédiée très tôt à l’engagement citoyen.
Vu sa terre d’origine, il aurait pu être producteur de noix et s’il a choisi finalement la voie des compresseurs frigorifiques, c’est sa chaleur humaine et sa droiture que ses anciens collègues aiment mettre en avant.
On se demande parfois dans quel bain de jouvence il est tombé, ou quel élixir de jeunesse il a absorbé. Le sport, sans doute. Ou plutôt les sports qu’il a pratiqués ou pratique encore régulièrement : la piscine, le ski, la danse, la randonnée ou le rugby qu’il suit en fin connaisseur.
Adhérent de longue date, il est toujours volontaire pour apporter son aide ou son soutien avec une éternelle bonne humeur.
Autodidacte, il décida un jour d’étudier l’italien tout seul, puis de rejoindre les cours d’INIS comme “apprenant” avant de prendre la casquette d’enseignant qu’il exerça avec passion et talent jusqu’à cet été. Il a décidé de faire valoir ses droits à la retraite de l’enseignement inissien mais il continuera à nous raconter des histoires de Kabylie ou d’Italie. Nous le verrons toujours avec plaisir dans toutes les manifestations dont il est avec Abelle, un des plus grands fidèles. Mesdames, Messieurs, le bureau d’INIS a décidé, à l’unanimité, de remettre le chaudelet d’honneur 2017, réalisé par Jean-Paul Julian-Desayes, à Adrien Grollier-Baron.
 
Le pourquoi du comment de la création de l’Ordre du Chaudelet
Il existe de nombreuses confréries, gastronomiques, vineuses, des ordres, des académies de toute nature, de multiples décorations et distinctions honorifiques (ordres et médailles de toute nature), de nombreux prix (Oscar, César)… Depuis longtemps, certains membres d’INIS avaient dans l’idée de créer une distinction amicale et conviviale, à la fois facétieuse et solennelle. C’est donc tout naturellement que l’association a décidé de créer une marque de reconnaissance qu’elle dédie à toutes celles et à tous ceux qu’elle apprécie, aux amis d’ici et là-bas, mais aussi à toutes celles et à tous ceux qui oeuvrent, comme elle, au développement des échanges entre le Nord-Isère et l’Italie. Cette “marque”, c’est le fameux chaudelet.
Mais, pas n’importe quel chaudelet. Celui de Bourgoin-Jallieu a été élaboré à quelques pas de la halle Grenette. Tout simplement parce que l’association avait pris l’habitude, lors de ses déplacements, d’emporter avec elle ces friandises et de les déguster avec ses amis italiens.
Mais c’est quoi un chaudelet ? Historiquement, c’est plutôt une pâtisserie. On trouve trace du chaudelet dans des ouvrages qui traitent du Moyen-Âge, dans des récits ainsi dans un glossaire genevois de 1827, on peut y lire que “le chaudelet est un terme roman encore conservé par les lyonnais, en français feuilleté”. Effectivement, selon le Littré de la Grand’Côte, le chaudelet est un petit gâteau particulier à Lyon fait avec de la pâte à pain au lait, de l’anis, du raisin de Corinthe et du lait. Par exemple dans “Une anémone pour Guignol”, de Marcel Maréchal, le Père Coquard vante les mérites de ses chaudelets à l’anis.
Le chaudelet se rapproche plus de l’échaudé que l’on trouve dans le Tarn et l’Aveyron. Selon la Confrérie de l’échaudé de Carmaux, “son origine remonterait à l’Antiquité. Plus tard, l’échaudé faisait parti, paraît-il, de la besace des chevaliers partis aux croisades. Dès le XIIe siècle, il est connu dans toute la région d’Albi : une charte de 1202 y fait allusion parlant de ce panis qui discuntiur eschaudats. Une tradition orale rapporte que c’est à l’occasion d’un séjour que Saint Louis aurait effectué à Albi, qu’un boulanger dénommé Jeannot aurait eu l’idée d’adjoindre de l’anis aux échaudés qu’il offrit au roi. À la fin du XIXe siècle, de nombreuses fabriques artisanales voire familiales produisaient des échaudés dans tout le Ségala. À Carmaux, l’un des premiers marchands fut J.P Carrivenc”.
Le chaudelet de Bourgoin et son père Pitrougnard qui, dit-on, foulait la pâte avec ses pieds place de la gare. “Ce gars-là ne devait pas boire que de l’eau, nous on l’aime, il nous fait penser à Gnafron”. Frédéric Dard l’évoquait malicieusement dans ses livres. Par exemple, dans “En peignant la girafe” (Fleuve Noir 1963), un cirque est de passage à Bourgoin, Béru présente un numéro de glouton capable d’avaler n’importe quoi, il met au défi les spectateurs, l’un d’eux brandit une espèce de galette informe qu’il engloutit sans broncher, “les spectateurs applaudissent mollement, trouvant l’exploit d’autant plus modeste qu’ils l’accomplissent eux-mêmes dès leur plus jeune âge et par plaisir”.
Carole Muet

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