Profitez d'un abonnement gratuit !
Actualités

Joseph Abel, un précurseur humaniste pour le village de Saint-Savin - 17/11/2017

Entre l’homme et Saint-Savin ce ne fut pas un mariage de raison, tout était en harmonie pour qu’ils aillent ensemble jusqu’au bout de leur destin.
Joseph Abel, né à Nivolas-Vermelle le 28 mars 1888 dans un foyer de cultivateurs, était promis à sa vocation saint-savinoise.
La famille Abel a d’éminentes et solides origines. On y trouve en effet des notables et des prêtres. Le destin a fait que le père de Joseph Abel n’a été que cultivateur. Les coups du sort n’ayant pas épargné le foyer paternel, Joseph Abel a été privé des facilités promises et par conséquent soumis aux rigueurs d’une jeunesse laborieuse livrée à sa seule bonne volonté.
Mis au travail à l’âge de 13 ans, ce fils de cultivateurs, avide de connaissances, mène de pair son travail et ses études notamment à l’Ecole de tissage de Lyon. Il acquiert une solide compétence, renforçant dans sa confiance accordée d’emblée, M. Montozier, son patron, propriétaire du tissage du Vernay à Nivolas-Vermelle.
Appelé au service militaire en 1908 et après en être libéré en 1911, il prend la direction de l’usine de celui qui sera toujours son patron dans l’évocation de ses origines.
Joseph Abel saisit l’occasion qui se présente en acquérant l’usine de tissage Monod et arrive à Saint-Savin avec un bagage fort attrayant. En 1924, il remet en marche la trentaine de métiers et propagea soudainement le cliquetis d’une ère nouvelle. Dès la reprise de l’usine, il anticipa les garanties sociales offertes à son personnel, six années avant le décret instituant les assurances sociales et les allocations familiales, et efface définitivement la précarité au niveau familial. Cet industriel reste de cœur avec sa classe ouvrière d’origine et est le promoteur d’une entente professionnelle fixant un salaire minimum obligatoire. Ces initiatives lui valurent de participer aux accords de Matignon en 1936. La même année, il est signataire de la Convention collective du Textile du Sud-Est englobant quatorze départements. Et au fil des ans, l’usine passa de 30 à 150 métiers.
En 1924, Saint-Savin se donnait un nouveau conseil municipal et une place lui revient, le conduisant tout droit au fauteuil du maire. La commune avait besoin de ce maire. Le morcellement du domaine des Comtes l’avait classé dans la catégorie des petites propriétés, multipliant les problèmes, donnant à la population une aspiration au mieux être. Comme dans un conte de fées, les ouvriers agricoles pouvaient cultiver, à leur convenance et à leur seul profit, les terres acquises.
Joseph Abel s’offrait à ce besoin légitime d’une évolution. Tout était à faire. Le château des Comtes de Menon avait dû être mis en vente et Saint-Savin y installera sa mairie, jusqu’alors contenue dans les bâtiments municipaux vétustes, près de la fontaine du Bourg. Le désir décuplé de la population rurale de tirer le meilleur parti de sa libération ne pouvait qu’aller côte à côte avec le talent de son maire. Cela durera 36 ans, envers et contre des fortunes diverses.
Ce nouveau maire, ancien “poilu” de 14/18, est totalement adopté par les anciens combattants saint-savinois et les cérémonies autour du monument aux morts, érigé devant la mairie, font l’unanimité.
Joseph Abel entre au Conseil d’Arrondissement en 1928, quatre ans seulement après ses charges municipales. Il devient Conseiller général du canton de Bourgoin en 1937 et en prend la vice-présidence alors que ses mandats de maire sont naturellement renouvelés.
Promoteur de l’Association Syndicale Autorisée des marais de Bourgoin en 1937, il est en pleine effervescence créatrice. Son attachement aux problèmes agricoles trouve ainsi une occasion de se manifester et il préside à la fertilisation de 4000 hectares de marécages.
Malgré toutes ces occupations, Joseph Abel est resté le musicien qu’il était depuis son plus jeune âge à la fanfare de Nivolas-Vermelle. Participant à de nombreuses manifestations, il restera pendant plus de 50 ans au pupitre de trombone à l’Harmonie de Bourgoin et était très attentif à l’Orphéon de Saint-Savin, chorale créée par la Comtesse de Menon en 1898. Cet ensemble, qui a remporté de nombreux prix et trophées, aura comme président d’honneur Joseph Abel.

Espace Abonné


Annonces légales

Publier

Publiez vos annonces légales sur le journal

votre annonce en ligne

En temps réel

  • Version web : 42,00 €
    + l'accès aux archives
  • Version papier : 52,00 €

Abonnez-vous !

  • Passer une annonce
  • parution web + papier !

Petites annonces

Météo Bourgoin-Jallieu © meteocity.com
Covoiturage

Publicité

  • Tarifs Publicités

PUBLICITÉS

© 2013 www.ss2i.com