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Jules Trinchero, tombé le 28 août 1944, n’a pas été oublié - 01/09/2017

Les portes-drapeaux, Guy Rabuel, maire, accompagné de Marie-Claire Lainez, 1ère adjointe, d’Alain Astier, de Gérard Yvrard, conseillers municipaux, ainsi que d’autres membres du conseil municipal de Ruy-Montceau, les membres de la Fnaca, dont le président Georges Chavrier, l’Union des parachutistes ainsi que la population se sont retrouvés mercredi 23 août, aux monuments aux morts de Montceau et de Ruy, pour la commémoration du 73e anniversaire de la Libération de Bourgoin, de Jallieu et de ses environs.
Guy Rabuel, maire, rappelait qu’il ne fallait pas oublié ceux qui ont donné leurs vies et notamment le ruymontois Jules Trinchero, abattu lâchement le 28 août 1944 à Saint-Bonnet-de-Mure.
Après l’appel des morts, le dépôt de gerbes et les sonneries d’usage, les cérémonies se sont clôturées autour d’un vin d’honneur.

Hommage à Jules Trinchero
Né à Piossasco, près de Turin, en 1912, il arrive en France avec ses parents Francesco et Elisabetta en 1924, fuyant les fascistes de Mussolini et la misère. Ils s'installent à Ruy où ses parents exerceront le métier de primeur. Rejoignant le maquis, Jules tombera sous les balles des nazis le 28 août 1944, à 32 ans, laissant une veuve, Simone, et deux enfants, Gilbert, âgé de 7 ans, et Noëlle, âgée de 2 ans. Tous deux seront adoptés par la Nation.
Voici le récit des combats de ce 28 août pris sur le site de l'ANACR de Morestel. “En août 1944, après le débarquement des alliés en Provence, les troupes ennemies se replient. La Résistance, très active, venant de libérer Jallieu, Bourgoin, La Verpillière et sa région, pourchasse les nazis qui s'enfuient vers Lyon.
Le 28 août 1944, vers 16h, arrivés dans le secteur de Mi-Plaine, une centaine de Maquisards FTP, FFI sous les ordres de Bob, Valmy, Quinet, Simon, Primo et Papillon, ayant pour mission de ne pas relâcher la pression sur l’occupant, se retrouvent face à des chars et automitrailleuses allemands. La bataille est rude.
Ce sont les journées les plus sombres qu'ont vécues les maquisards d'Ambléon. En effet, les postes avancés qui s'installent de plus en plus près de Lyon sont pris à partie par des reconnaissances allemandes venant de la cité rhodanienne. Dans le même temps, les blindés ennemis évitent la route nationale, font un mouvement tournant et se mettent à l’abri derrière les champs de maïs, mitrailleuses lourdes contre fusils, pistolets mitrailleurs et bazookas provoquent de nombreux morts.
De violents combats ont lieu dans la région de Saint-Bonnet et Saint-Laurent-de-Mure où, dans la plaine, les hommes sont surpris à découvert par des blindés ennemis munis de mitrailleuses lourdes. Des sections seront encerclées, des camarades faits prisonniers et fusillés. D'autres mourront dans les combats au seuil de la libération totale de la région, et ce, face à l'inertie des forces américaines qui resteront à Bourgoin n'ayant pas reçu l'ordre d'aller plus loin.
La bataille a été longue, c’est un véritable massacre que vont découvrir dans la nuit les survivants à la recherche des copains disparus…Trente et un sont relevés !
Saint-Bonnet-de-Mure, avec ces combats, sera le point de départ de la libération de Lyon et de sa région. Ce lourd bilan : 36 morts soit 1/3 des effectifs sans compter les blessés, sera l’un des plus meurtriers de la région.”

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