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La fête de la Saint-Valentin avait des saveurs locales et… brésiliennes ! - 10/02/2017

C’est sous la neige que la Saint-Valentin des vignerons s’est déroulée dimanche 5 février en présence de très nombreux invités dont un parterre de personnalités.
Fidèle à la tradition ce rendez-vous a été organisé avec un peu d’avance sur le calendrier et il a permis à chacun de cultiver l’entraide et la convivialité qui s’en dégagent.
Saint-Savin comme tout le territoire rhônalpin aime la bonne chère et se plaît à maintenir des traditions ancestrales dans le domaine de la gastronomie, de l’agriculture et de la viticulture. Aussi, malgré des agendas bien remplis, les personnalités civiles et le monde public n’ont pas manqué d’honorer de leur présence cette fête qui met à l’honneur plusieurs saints patrons. Tout d’abord, Saint-Vincent le patron des vignerons et Saint-Valentin le patron des amoureux.
Pour cette édition 2017, la présidence était masculine. L’occasion de préciser au passage que la Saint-Valentin des vignerons de Saint-Valentin joue la parité contrairement à la Saint-Valentin des vignerons de Saint-Chef. A Saint-Savin, l’alternance est aussi une tradition. Alors dimanche, c’est Bernard Chavrier qui officiait aux côtés de sa vice-présidente Marie-Noëlle Arnaud.
Avec un tel tandem issu du cru, inutile de vous dire que le château de Demptézieu était bien trop petit pour accueillir les familles, les personnalités et les amis de la terre et de la vigne.
Et c’est devant un parterre d’invités que Bernard Chavrier a conté son histoire, ou plutôt la belle aventure qui lui arrive : 
« Il y a maintenant un peu plus de deux ans, j’étais sollicité par d’anciens présidents et présidentes, qui sont venus me demander d’être un des prochains présidents de la Saint-Valentin. D’abord vice-président de Sylvie Bailly, me voici devenu président en février 2017. Je dois dire que je ne mesurais pas vraiment dans quoi je mettais les pieds. Mais quoi de plus tentant et passionnant que de perpétuer une tradition ancestrale, qui rassemble tous les amoureux de la vigne et du vin, mais plus généralement de l’agriculture et surtout de l’esprit de la ruralité. Ne dit-on pas, et en tout cas je me plais toujours à le dire, le “bon sens paysan”, qui au fil des années et soit disant face à une modernité, est trop souvent oublié et sacrifié et c’est bien dommage.
Cet amour et cette passion pour la vie rurale, je l’ai depuis mon plus jeune âge. Si mes parents travaillaient, l’un maçon et l’autre ouvrière dans le textile, ils cultivaient quelques lopins de terre. Pendant longtemps, nous avons fait du vin à la maison. Ce n’était sûrement pas le vin de nos viticulteurs de Saint-Savin ou des Balmes Dauphinoises, mais il était très consommable malgré qu’il n’est pas fait des centenaires comme le dit Jean Ferrat dans une de ses chansons.
C’était, je m’en souviens, un très gros travail car nos vignes étaient très éloignées les unes des autres ; une parcelle sur Champetet, commune de Ruy, une à Charbonnière, commune de Bourgoin-Jallieu, et d’autres sur Saint-Savin, coteaux de la Raymonde et Chapelet. Et il faut dire qu’en ces temps-là, nous n’avions pas de voiture. J’ai souvent été amené, avec mon frère, à faire les travaux nécessaires : piocher, vendanger… sans oublier de ramener l’herbe pour les lapins. C’était la vie avant et jamais on aurait songé à revendiquer quoi que ce soit sur les conditions de celle-ci.”


Une Saint-Valentin sur fond de Maison Familiale Rurale
Et Bernard Chavrier de poursuivre son récit : “Bien sûr, j’ai pris de l’âge et vers l’adolescence, mes parents ont commencé à arrêter les travaux de la vigne et autres bouts de terrains pour se consacrer seulement sur la culture du jardin potager. De mon côté, bien qu’ayant travaillé toutes les différentes vacances scolaires chez un horticulteur pépiniériste, j’entrais comme apprenti aux Ets Berliet. Je resterai dans cette entreprise pendant 43 ans, c’est-à-dire jusqu’à la retraite en ayant évolué de toutes les étapes d’apprenti à cadre à l’usine de fabrication des moteurs sur les vingt dernières années.
Je suis revenu à l’agriculture, ou plutôt l’agriculture m’a rappelé, lorsque j’ai rencontré celle qui deviendra mon épouse et dont les parents et grands-parents étaient agriculteurs à Saint-Marcel-Bel-Accueil. Là, j’ai retrouvé les travaux agricoles en tout genre, et particulièrement les vignes. C’est peut-être bien à ce moment que j’ai véritablement appris le travail de la vigne et l’élaboration du vin. Le grand-père faisait un très bon vin de pays et j’ai eu l’occasion de voir des récompenses de concours de vin notamment à Saint-Savin.
Après le grand-père, c’est mon beau-père qui a fait le vin puis j’ai pris la relève pour une partie des vignes jusqu’en 2009 où des ennuis de santé m’ont contraint à arrêter. Hélas, ce sont les mauvaises herbes et les ronces qui ont envahi les vignes.
Tout au long de ma carrière professionnelle, j’ai toujours laissé une place à l’agriculture, de près ou de loin. Tout d’abord au sein des maisons familiales rurales (MFR), d’abord à celle de La Grive à Bourgoin-Jallieu depuis 1987, et j’y suis toujours administrateur, puis au niveau départemental, où j’ai été élu président pendant seize ans.

C’est dans ce cadre que j’ai découvert le Brésil. Ce fut une aventure formidable et je remercie Bernard Tranchand, avec qui nous avons mis en place des relations avec ce pays. Notre rôle a été, à la demande de petits agriculteurs du nord Brésil, de les aider à mettre en place des MFR, au nord et au sud du pays, c’est-à-dire la zone amazonienne. Vaste défi, dans une région grande comme six fois la France. Pour mémoire, le Brésil est 17 fois plus grand que la France, et les infrastructures et moyens de déplacements sont plus que sommaires.
Des pistes en terres à la place de route comme chez nous, des déplacements en pirogue ou bateau, ce qui était très compliqué pour les jeunes pour aller à l’école. »

Cette fête s’est faite en présence de nombreux élus dont, entres autres, Alain Moyne-Bressand, député-maire de Crémieu, d’Evelyne Michaud, maire et vice-présidente du Conseil départemental, Jean-Claude Darlet, président de la Chambre d’Agriculture…
Et bien que la décoration rappelait le Brésil, les produits dégusté étaient locaux. Une bonne partie ayant été préparés par Monique, l’épouse de Bernard Chavrier. Nous vous en reparlerons dans notre prochaine édition.
Carole Muet

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