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Le berceau de la fête des mères ! - 19/05/2017

La fête des mères est une longue tradition qui trouve un écho en chacun d’entre nous. Cha-que année, marquer l’événement, est une façon de s’exprimer. De façon individuelle, ou collective, cela se traduit par une approche sensible et bienveillante à l’égard de celles qui donnent la vie, et bien plus que cela.
Dimanche 28 mai, ce sera la fête des mères… Alors chacune et chacun va avoir l’occasion d’exprimer tout son amour et sa gratitude à sa maman. Et cela devrait générer de merveilleux moments pour toutes et pour tous.
Ainsi, l’occasion nous est ainsi donnée pour évoquer l’histoire de la “naissance” de la fête des mères. Si certains connaissent l’histoire, d’autres s’apprêtent à la connaître.

Jetons un coup d’oeil dans le rétroviseur…
La commune d’Artas s’enorgueillit d’être le berceau de la fête des mères. Le fondateur, un enseignant, M. Prosper Roche a eu le premier la volonté de mettre à l’honneur les familles nombreuses tout d’abord, puis les mères en particulier.
Lui-même était père de sept enfants. Il connaissait bien notre milieu rural de l’époque où aucune protection sociale ni aide n’étaient prodiguées aux familles nombreuses. Il rédigea lui-même les règlements de son association qui portait le nom de “Union des Pères de famille méritants”.
A première vue, elle n’avait aucun rapport avec les mères. Mais l’idée géniale a été de mettre à l’honneur les mamans, et ce dès 1906.

Prosper Roche et les Pères Méritants
En 1895, Prosper Roche prend ses fonctions d’instituteur à Artas. Cet enseignant “animé du feu sacré” marquera son empreinte dans la commune. Hussard noir de la République, il transmettra à ses élèves les valeurs de l’école de Jules Ferry, en particulier la notion de Fraternité.
Dans le but de leur apporter un soutien, il fonde, en 1904, “l’Union Fraternelle des Pères de Famille Méritants d’Artas”, société de secours mutuels à but “philanthropique, moral et patriotique”. Ses membres actifs devaient avoir au moins quatre enfants.
Portant la solidarité au-delà des secours pécuniaires en cas de maladie, cette association engage ses membres dans une véritable entraide pour exécuter des travaux agricoles pour assurer le repos des mères dans les 15 jours qui précèdent et suivent leur accouchement.
Dans le but d’encourager “l’œuvre maternelle”, la société décide de “mettre en relief et de récompenser par des prix en espèces et des diplômes d’honneur le mérite caché et si souvent méconnu des mères de familles nombreuses qui se font particulièrement remarquer par les soins dévoués et intelligents qu’elles prodiguent à leurs enfants”.
Chaque année, en séance publique, l’assemblée désignera les mères à honorer après un vote secret.
L’histoire locale retiendra les noms de Mmes Bouvard et Philippe, chacune mère de neuf enfants, qui seront les premières récipiendaires du prix de “Haut mérite maternel” décerné au cours d’une grande cérémonie mutualiste le 10 juin 1906.

Un centenaire, célébré tambour battant
Le dimanche 28 mai 2006 aura été une journée ensoleillée, et particulièrement réussie pour la commune d’Artas qui fêtait le Centenaire de la Fête des Mères.
Il faut rappeler que c’est le 10 juin 1906, dans la cour de l’école, que fut célébrée la première fête des mères sur l’initiative de l’Union Fraternelle des Pères de Famille Méritants, avec une grande fête couronnée d’un bal et de jeux divers.
La soirée avait été, à l’époque, couronnée “d’illuminations générales.”
“Être maman, quel grand bonheur !!! Bonheur qui malheureusement n’est pas donné à toutes.
Bonheur réconfortant pour elle, que de voir son enfant épanoui, en pleine santé, en ascension vers d’autres étapes de sa vie.
Mais j’aurai aussi une pensée pour toutes les mamans en difficulté, celles qui sont seules pour élever leurs enfants, celles qui luttent cha-que jour pour maintenir un enfant en vie, celles qui ont un enfant malade ou handicapé. Sachez que je serai toujours à votre écoute pour essayer d’atténuer vos difficultés.”
Ces mots sont issus du discours prononcé par Maurice Barale, maire de l’époque.
Carole Muet

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