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Bourgoin-Jallieu

Le travail d’Historien d’Armand Bonnamy attire les foules - 09/06/2017

Armand Bonnamy, Délégué général du Souvenir Français pour le département de l’Isère, a présenté, vendredi 5 mai dernier, une conférence intitulée “1954/1962 - 8 ans de maintien de l’ordre - Algérie, une guerre sans nom”. Celle-ci s’est tenue à la salle banalisée, devant une assistance de plus de 100 personnes, souvent constituée d’anciens combattants du contingent en Algérie.
Parmi l’assemblée, on pouvait encore remarquer la présence de Joëlle Huillier et d’Alain Moyne-Bressand, députés, de Daniel Cheminel, conseiller départemental et maire de Saint-Jean-de-Bournay, ainsi que de deux présidents de Comités FNACA du Nord-Isère. Concernant Joëlle Huillier, c’était la seconde fois qu’elle assistait à cette conférence.
En effet, le cycle de cette conférence a débuté sur la commune de Saint-André-le-Gaz, et d’autres vont suivre dans les mois qui viennent.
Armand Bonnamy commençait son exposé en expliquant les débuts de la Conquête d’Alger en 1830, alors que le Consul de France avait été gravement outragé par le Bey d’Alger en… 1827.
En fait, le Roi de France Charles X,en difficulté dans son royaume, pensait qu’une “bonne petite guerre victorieuse” remonterait son prestige. Alger fut prise mais la révolution de juillet 1830 mit fin au règne de Charles X. Par la suite, et jusqu’en 1847, les Français sont aux prises avec un chef rebelle Abdel Kader.
Peu à peu, les Colons venus de l’Alsace Lorraine occupées, les Républicains envoyés en exil par Napoléon III ainsi que les travailleurs des Ateliers Nationaux en faillite, des Espagnols et d’autres peuples, accaparant les terres selon l’expression du “pacificateur” Bugeaud sans se préoccuper de savoir à qui elles appartiennent. Bientôt, il y a près de 40.000 européens pour 1 million de musulmans d’indigènes : l’Algérie devient une Colonie de peuplement, les européens seront 1 million en 1954 face à 9 millions de musulmans : un cas à part dans le système colonial Français.
À part, aussi, parce que la IIe République en 1848 la divise en trois départements. Ce qui semble montrer la volonté de l’assimilation du pays. D’ailleurs, on donne la Nationalité française à certains habitants et l’Algérie aura même des députés.
Après la guerre de 1939-1945, la décolonisation se met en marche, et après le drame de Sétif le 8 mai 1945 arrive la Toussaint Rouge en 1954.
La IVe république a de plus en plus de mal à faire face à la situation, ce qui permet à au Général de Gaulle de revenir en politique. On espère qu’il mettra fin aux hostilités et gardera l’Algérie à la France. Mais l’envoi du contingent de jeunes appelés en 1956 par Guy Mollet a changé l’opinion des français qui veulent désormais la fin de la guerre.
On connait la suite. La révolte des pieds Noirs et des généraux, leur échec, l’OAS crée par le Général Salan, les accords d’Evian accordent l’indépendance à l’Algérie, l’exode des Pieds Noirs vers la France, le terrible sort des Harkis. Le bilan de 8 ans d’une guerre qui ne voulait pas dire son nom : 30.000 morts chez les français, sans doute 10 fois plus chez les musulmans. Et une plaie… une plaie terrible dans notre mémoire dont nous ne sommes toujours pas remis.
Après 1h45 de conférence, et un échange avec la salle, Armand Bonnamy informait l’assemblée qu’il pouvait diffuser un petit film de 45 minutes. Malgré l’heure tardive, les participants étaient partants pour assouvir encore un peu plus leur soif de connaissances sur cette guerre longtemps restée sans nom.
Armand Bonnamy insistait encore sur le manque d’aspect humain de la “chose”. Il informait la salle que cela faisait un petit moment qu’il souhaitait faire une conférence sur “ce sujet”. Et d’ajouter : “Cette conférence, on me l’a demandée un jour d’exposition sur la commune de Saint-André-le-Gaz. Pendant la guerre d’Algérie, vous n’étiez pas que dans votre régiment. Vous étiez dans un monde nouveau. Et puis, bien sûr, je ferai une conférence sur l’Indochine. J’entends beaucoup de choses, mais il faut parler de choses que l’on connaît. Et l’Historien que je suis n’aime pas faire les choses à moitié. Dans cette assemblée, vous êtes nombreux à être notre mémoire. D’où l’importance de vous écouter et de retranscrire vos récits.”
La conférence-échange s’est terminée à 22h20.
Carole Muet

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