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Montferrat : Bientôt une cérémonie du souvenir sera consacrée à Célestin Adolphe Pégoud - 01/12/2017

Comme le dit si bien Alain Thorand, ancien instituteur et directeur d’école et passionné d’histoire locale : «Le ciel du Bas-Dauphiné a souvent été zébré et arc-en-ciélisé par les exploits des pionniers de l’aviation et des conquérants de l’air de la Grande guerre… Montferrat avec Pégoud, Biol avec Brocard, Montceau avec Kimmerling, Les Avenières et Bourgoin avec De Feletans, Trept avec de La Poype, etc…».
Samedi 16 décembre, vous avez rendez-vous à Montferrat pour une cérémonie qui est prévue dans le cadre de la volonté de mettre en valeur les aviateurs de la 1ère guerre mondiale par le National. Elle se déroulera au “Monument à Pégoud”. Cette cérémonie est organisée en relation avec la commune de Montferrrat, le Musée Pégoud, le Souvenir Français et avec le soutien du président Serge Barcellini. En contrepartie, il est acté que la tombe de Célestin Pégoud, sise au cimetière Montparnasse à Paris, sera “rafraîchie” compte-tenu de l’état dans laquelle elle se trouve.
Notez bien que l’hommage organisé samedi 16 décembre se déroulera de la façon suivante :
- cérémonie à 11h30 au monument, près de l’église à l’entrée du village,
- visite du Musée consacré à Pégoud,
- apéritif convivial dans le Musée (entièrement rénové).
Sachez qu’une délégation berjallienne sera présente. Elle sera emmenée par Armand Bonnamy, conseiller municipal délégué au Devoir de Mémoire à Bourgoin-Jallieu, président de l’association des Résistants et Amis du Secteur 7 et Délégué général du Souvenir Français pour l’Isère.
 
Qui était Célestin Adolphe Pégoud ?
Troisième enfant d’une famille d’agriculteurs, ingénieux et intrépide, le jeune Célestin Adolphe Pégoud rêve d’aventure et délaisse le travail de la terre à seulement 14 ans pour tenter sa chance à Paris. Il attend patiemment l’âge de ses 18 ans pour s’engager dans l’armée. Il commence sa carrière militaire le 8 août 1907 comme cavalier au 5e Régiment de chasseurs d’Afrique en Algérie, puis au Maroc. De retour en métropole en janvier 1909, il est affecté au 12e Régiment de hussards à Gray (Haute-Saône) puis, un an plus tard, au 3e Régiment d’artillerie coloniale de Toulon. C’est là qu’il fait une rencontre décisive avec le capitaine Louis Carlin, un officier passionné d’aviation. Se liant d’amitié, tous deux sont mutés au camp de Satory, près de Versailles, où Pégoud fait son premier vol comme passager en octobre 1911 : c’est une véritable révélation !
De retour à la vie civile à la fin de son engagement de cinq ans en février 1913, il apprend le pilotage, obtient son brevet le 1er mars 1913 et est engagé par Louis Blériot une semaine plus tard comme pilote d’essai pour tester toutes les nouvelles améliorations techniques et inventions, comme l’aéroplane à trolley devant permettre à un avion de s’arrimer à un câble tendu le long de la coque des navires.
Le 19 août 1913, il réussit un saut en parachute au départ de l’aérodrome de Châteaufort, dans les Yvelines, en abandonnant au-dessus du domaine de la Geneste un avion sacrifié pour l’occasion, un vieux Blériot XI.
… Le 1er septembre 1913, Pégoud exécute à Juvisy-sur-Orge (Essonne), en présence de Louis Blériot, le premier vol “tête en bas” de l’histoire sur 400 mètres. C’est un nouvel exploit qu’il réitère le lendemain, à Buc (Yvelines), sur 700 mètres devant des représentants de l’aviation civile et militaire. Quelques semaines plus tard, toujours à Buc, il réalise le 21 septembre 1913 une série de figures acrobatiques et termine son programme en “bouclant la boucle”, l’un des tout premiers looping (avec celui de Piotr Nesterov). Dès lors, c’est la gloire. Toute la presse s’empare de l’événement. Il est acclamé et ovationné. Ses exhibitions sont plébiscitées partout en Europe jusqu’en Russie. Sa popularité est sans égale, y compris en Allemagne.
Pourtant, sur le point de partir aux États-Unis faire ses démonstrations, il reçoit un ordre de mobilisation : la Première Guerre mondiale vient d’éclater. Il est d’abord affecté à la défense de Paris et obtient sa première citation en octobre 1914 pour une mission de renseignement à Maubeuge.
 
Le dernier combat
… Le 5 février 1915, il abat deux avions ennemis et force le troisième à atterrir côté français. En avril 1915, il est affecté à l’escadrille MS 49 à Belfort. Le 18 juillet, il remporte sa sixième victoire aérienne, ce qui lui vaut une seconde citation à l’Ordre de l’Armée et devient officiellement le premier “As” de la guerre 1914-1918.
Malheureusement, au matin du 31 août 1915, le sous-lieutenant Célestin Adolphe Pégoud mène son dernier combat. Il est opposé seul au caporal Otto Kandulski et au mitrailleur lieutenant Von Bilitz. Pégoud est abattu d’une balle à la tête à 2 000 m d’altitude au-dessus de Petit-Croix, à l’est de Belfort, à l’âge de 26 ans. Il vient d’être nommé Chevalier de la Légion d’honneur et attribution de la Croix de Guerre avec palmes. Il ne le sut jamais.
Le 6 septembre, l’équipage allemand revient sur les lieux du combat et lance une couronne de laurier portant l'inscription “À Pégoud, mort en héros pour sa Patrie”. Le 18 mai 1916, le pilote français Roger Ronserail abat, lors d’un combat aérien, l’Allemand Otto Kandulski et venge ainsi la mort d’Adolphe Pégoud. L’exploit de Roger Ronserail lui vaut l’appellation “du vengeur de Pégoud”.
Enterré dans un premier temps au cimetière de Petit-Croix, Adolphe Pégoud repose au cimetière Montparnasse à Paris où sa dépouille a été transférée en octobre 1920 avec cérémonie à Notre-Dame. Un monument commémoratif est érigé le 23 septembre 1917 à l’emplacement exact où il s’est écrasé. Ce monument est transféré le 15 mai 1982 au centre du village de Petit-Croix. Montferrat, son village natal, a également fait édifier un monument à sa mémoire, et une stèle au milieu du monument aux morts le célèbre.
Carole Muet (Sources : Musée Pégoud)

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