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Pour ne jamais oublier / Devoir de mémoire : Août 1944 : les grandes heures de la Libération - 04/08/2017

A l’approche des cérémonies commémorant le 73e anniversaire de la Libération, voici le récit des grandes heures de la Libération…
1er août
Une expédition est ordonnée pour aller prendre de l’essence chez un collaborateur du Pont de Ruy. Une colonne allemande de passage est attaquée. Le combat est rapide, mais vif !
Grâce aux bazookas du camp d’Ambléon, deux au-to-mitrailleuses et une voiture légère allemandes sont détruites. Les Allemands laissent sur le terrain 12 tués, dont deux officiers de la kriegsmarine, et neuf blessés graves. Les Maquisards compteront trois blessés légers.
Une nouvelle expédition est lancée à Pont-de-Chéruy où de l’essence, des pneus, des bâches et trois camions sont encore récupérés.
Le camp d’Ambléon est bombardé par l’aviation allemande et c’est le départ pour La Chartreuse de Porte, où des positions sont prises sur les crêtes dominant La Chartreuse. Tous les jours, de nouveaux engagés arrivent !
Des attaques sont lancées contre des exploitations de collaborateurs, des laiteries et des fermes, en vue de ravitailler le Maquis. Est attaqué de même un train de conserves en gare d’Ambérieu où 50 tonnes de farine sont récupérées !
 
14 août
Une action audacieuse est tentée sur Bourgoin : trois Allemands, assis à la terrasse d’un café à 50 mètres de leur cantonnement, sont attaqués par une voiture du Maquis. La lutte au corps à corps est brève… un Allemand est tué, un second qui cherchait à s’enfuir est blessé et un troisième est fait prisonnier. Aucune perte chez les Maquisards.
Des miliciens et des agents de la gestapo sont arrêtés à Bourgoin et emmenés au Maquis. Un barrage est établi à Mi-Plaine, un convoi allemand est attaqué et après trois heures de lutte, fait demi-tour laissant un mort et trois blessés. Pas de perte chez les Maquisards.
 
15 août
Arrestation et exécution au Maquis de sept agents du S.D., complotant pour renverser le Maquis et assassiner les chefs, en premier lieu le Capitaine Rémy, puisque étant le commandant de toutes les expéditions et attaques lancées contre l’ennemi.
 
18 août
Les armées alliées étant signalées près de Grenoble, l’ordre va être donné d’attaquer Bourgoin. Le camp du Capitaine Rémy descend à Montagnieu et de là, environ 330 hommes de ce camp prennent position sur tous les points donnant accès aux villes de Bourgoin et Jallieu.
Ce même jour, les Allemands sont prévenus que des éléments du Maquis ont pris position entre Cessieu et Ruy. Une colonne forte de cinq camions d’Allemands, bien armés, part pour attaquer ces éléments. Ils sont accrochés à Cessieu par quelques volontaires, l’action est très rapide. Les Allemands continuent jusqu’aux Abrets où ils patrouillent toute la nuit, puis ils reprennent la direction de Bourgoin.
A la Poterie, à Ruy, ils sont de nouveau attaqués et ont un mort et trois blessés. Ils se heurtent entre Ruy et Bourgoin à un barrage fait d’un arbre abattu en travers de la route, mais non défendu par des Maquisards. Pendant deux heures, ils déchargent leurs armes contre l’arbre couché, puis comprenant qu’ils sont les “jouets” d’une fausse alerte, ils déplacent ce dernier et continuent leur route sur Bourgoin.
Le lendemain, le sycomore porte une magnifique citation à l’ordre de la Résistance, pour avoir, “seul et abattu”, arrêté pendant deux heures une colonne allemande forte et bien armée !
 
19 août
Le groupe, en position à La Combe des Eparres, attaque une colonne allemande. Celle-ci est obligée de faire demi-tour, emmenant trois de ses blessés et laissant un véhicule léger aux mains des attaquants qui n’ont qu’un blessé léger.
 
22 août
Les Maquisards, positionnés au Temple de Vaulx, attaquent une colonne allemande renforcée de 30 miliciens, ainsi qu’un train blindé qui se replie sur Bourgoin après trois heures de combat. Huit camions allemands sont immobilisés et leurs occupants se retirent sur Bourgoin, laissant de lourdes pertes sur le terrain. Les hommes du camp de Bourgoin comptent un mort et quatre blessés.
Le reste des hommes du Camp Rémy, renforcé par ceux du camp Peysson, prend position à Frontonas en vue de l’attaque de Bourgoin. Or, Bourgoin est tenue par plus de 300 Allemands très bien armés, abondamment pourvus de vivres et occupant les points les plus stratégiques !
 
23 août
L’attaque commence par Jallieu où des Allemands retranchés à la clinique se rendent après deux heures de combat.
Le mouvement gagne la ville et successivement sont attaqués : l’école supérieure, la felgendarmerie et le collège où des Allemands sont fortement retranchés. Néanmoins, la feldgendarmerie et l’école supérieure se rendent après une heure et demie de combat. Au collège, l’action est beaucoup plus dure.
Les Allemands sont à l’abri dans des tranchées et sont armés de mortiers, de deux auto-canons et de lance-grenades ! Ce qui oblige les assaillants à gagner les toits des maisons entourant la place du Champ de Mars et, de là, à mitrailler les Allemands à la grenade. Le combat dure environ trois heures et demie et les Allemands se rendent. Le restant des troupes ennemies se retranchent derrière les blockhaus des silos, situés derrière la gare de Bourgoin. Ils sont à peu près 170 hommes, bien armés, possédant en abondance vivres et munitions !
Le siège menace d’être long et, effectivement, des pourparlers sont engagés à plusieurs reprises pour la reddition mais n’aboutissent pas. Les Allemands sont harcelés par un tir incessant et nourri de tous les assaillants et sont obligés de se rendre après une lutte acharnée qui aura duré 12 heures ! Ils sont à bout de force et sentent toute “résistance” inutile ! Les villes de Bourgoin et Jallieu sont libérées par les seuls Résistants F.F.I. (Forces Françaises de l’Intérieur) placés sous le commandement du Capitaine Rémy.
Les Allemands ont eu 40 tués, 82 blessés et laissent entre les mains des F.F.I. 180 prisonniers. Aux silos, dépôt de la kriegsmarine, est récupéré un butin extrêmement important, évalué à 600 wagons de denrées alimentaires !
Les pertes chez les F.F.I. s’élèvent à 17 morts et 38 blessés. Des arrestations de collaborateurs s’opèrent dans Bourgoin.
 
24 août
Des positions sont occupées tout autour des deux villes de Bourgoin et Jallieu afin de prévenir une contre-attaque allemande possible.
Cette précaution est indispensable puisque les troupes américaines ne pénétreront dans Bourgoin et Jallieu que le 27 août.
 
25 août
Un accrochage a lieu à La Verpillière avec une colonne allemande. Celle-ci se retire en bombardant le village avec leur artillerie.
(Source “Ni haine, Ni oubli” de Ménie Fracassetty).
Carole Muet

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