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Communes > LA TOUR-DU-PIN

Remise d’un Coquelicot “Bleuet” canadien au pied du monument - 17/11/2017

Samedi 11 novembre, l’émotion était au rendez-vous. La commune de La Tour-du-Pin a vécu un grand moment de recueillement à l’occasion du 99e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918.
À l’issue de la cérémonie au monument aux Morts, Jules Menini, journaliste sportif qui a également plusieurs ouvrages à son actif, tenait à remettre un Coquelicot à son ami Robert Bocquel, membre du Souvenir Français. De retour du Canada, Jules Menini a rapporté quelques souvenirs dans sa valise dont le Coquelicot et son poème.
Chaque année, en novembre, il jaillit par millions sur les cols à revers et boutonnières des Canadiens et Canadiennes. La portée du coquelicot peut être retracée jusqu’aux guerres napoléoniennes au 19e siècle, soit quelque 110 années avant même que le Canada ne l’adopte. Les archives datant de cette époque nous laissent savoir la densité avec laquelle les coquelicots fleurissaient sur les tombes des soldats dans la région des Flandres, en France. Des champs, dont on disait que la terre était stérile avant la guerre, ont explosé avec des fleurs de couleur rouge sang après la fin des batailles.
Le lieutenant-colonel John McCrae, de Guelph en Ontario, un médecin militaire canadien durant la Première Guerre mondiale, a été le premier à reconnaître le coquelicot au Canada et au sein du Commonwealth. En effet, en mai 1915, John McCrae est celui qui a griffonné sur un bout de papier le poème “In Flanders Fields” (“Les cimetières flamands”) le jour suivant le décès d’un ami et frère d’armes. Il était loin de se douter alors que ces 13 lignes deviendraient intronisées au panthéon des pensées les plus profondes et des cœurs de tous ceux et celles qui les liraient.
Carole Muet
Sources The Royal Canadian Legion
 
Les cimetières flamands
Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands,
Qui parmi les rangées de croix bougent dans le vent,
Nous sommes enterrés. Et dans le bleu des cieux,
Les alouettes encore lancent leur cri courageux
Que plus personne n’entend sous le bruit des canons.
 
Nous sommes morts : il y a à peine quelques jours,
Nous connaissions les joies de la vie, de l’amour,
La fraîcheur de l’aurore, les lueurs du ponant.
Maintenant nos corps sans vie reposent en sol flamand.
 
Nos mains inanimées vous tendent le flambeau :
C’est à vous, à présent, de le tenir bien haut,
De contre l’ennemi reprendre la querelle.
Si vous ne partagez des morts la foi rebelle,
Nos corps ne pourront pas dormir paisiblement
Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands.
J.P. van Noppen
Une traduction du poême “In Flanders Fields” de Lt.-Col. John McCrae

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