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Un lieu de mémoire inauguré dans la ferveur et l’émotion - 03/11/2017

Samedi 28 octobre, le monde combattant avait rendez-vous avec une page de son histoire.
En effet, c’est sous le soleil, mais sous un vent des plus frais, qu’il a été procédé à l’inauguration d’un “Espace du 19 mars 1962” et ce, à la demande du Comité FNACA de Courtenay, emmené par Louis Bordet, un président actif et déterminé.
Aux côtés, entre autres, des adhérents de la FNACA, des épouses, d’Armand Bonnamy, responsable départemental du Souvenir Français, de Yves Ginon, maire de Soleymieu, de Marcel Tournier, maire de Courtenay, avaient pris place 50 porte-drapeaux (dont quatre femmes et deux jeunes garçons).
Dans son mot d’accueil, Yves Ginon ne cachait pas sa fierté, avec son conseil municipal, de contribuer un lieu de mémoire qui est le 371e en Isère.
Mais cette cérémonie était aussi l’occasion, pour toutes et tous, de rendre un hommage solennel au
2e classe Robert Daffos, mort au combat le 29 novembre 1956, qui est inhumé au cimetière de Soleymieu. Yves Ginon rappelait encore que c’est en date du 20 mars 1957 que le secrétaire d’État aux Forces Armées décida que le soldat Robert Daffos, du 60e régiment d’infanterie tué au cours d’une opération de maintien de l’ordre en Tunisie, était “Mort pour la France”. Dans un extrait en date du 17 août 1957 et publié au Journal Officiel du 23 août 1957, le Président de la République René Coty décréta que le soldat 2e classe Robert Daffos, du 60e Régiment d’Infanterie, sera décoré de la Médaille Militaire à titre posthume. Et samedi dernier, ses camarades ne l’ont pas oublié, puisqu’une gerbe de la FNACA a été déposée sur sa tombe à l’issue de la cérémonie inaugurale.
Carole Muet
 
Voici l’ordre du jour n° 11 - À toutes les forces de l’ordre, du Général Ailleret du 19 mars 1962, lu par Denise Ducarroz, adjointe à Soleymieu.
“Le cessez-le-feu qui vient d’intervenir met fin à plus de sept années de combat au cours desquelles notre armée avait la mission de s’opposer aux actes de force d’un adversaire souvent exalté mais toujours courageux.
Elle a combattu les bandes armées des djebels. Elle les a réduites à de petits groupes acculés à la défensive. Elle a tenu à distance les forces rebelles à l’extérieur. Elle a étouffé la menace d’une guérilla généralisée. Ainsi ont été assurées les conditions militaires nécessaires à la solution d’un très grave problème politique. La mission est donc remplie.
L’Armée peut être fière des succès remportés par ses armes, de la vaillance et du sens du devoir déployés par ses soldats, réguliers et supplétifs, de son œuvre d’aide aux populations si durement éprouvées par les événements.
Son rôle ici n’est pas terminé. Elle doit, par sa présence et, si cela est nécessaire par son action, contribuer à empêcher que le désordre l’emporte quels que soient ceux qui tenteraient de le déchaîner de nouveau.
Aujourd’hui comme hier, dans la paix comme dans les combats, l’Armée française reste fidèle à la tradition du Devoir.”

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