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Vers une poursuite de la maîtrise de la masse salariale - 03/02/2017

Lundi 30 janvier, c’était jour de conseil municipal. Le premier de l’année, et à l’ordre du jour figurait le débat d’orientation budgétaire en guise de “plat principal”. Après l’appel des conseillers, et avant d’entrer dans le vif du sujet, Alain Jurado, maire, avait une déclaration à faire. Il s’adressait à Cyril Marion, conseiller municipal d’opposition : “Nous avons appris la naissance de votre petit garçon. Nous vous adressons toutes nos félicitations. Pouvez-vous nous en dire plus ?” Tout sourire Cyril Marion s’empressait de répondre : “Tout le monde va bien. Le petit Aurèle et sa maman sont rentrés à la maison. Toute la famille est réunie. À mon tour je vous remercie, et plus particulièrement pour votre soutien… il y a un an, à la même époque.” Après ce moment de douceur, les choses sérieuses débutaient avec la présentation du débat d’orientation budgétaire.
La capacité de désendettement est l’élément phare de l’appréciation de la solvabilité d’une commune. Il se mesure en nombre d’années qui se-rait nécessaire à la commune pour rembourser sa dette, si elle y consacrait toute son épargne (autofinancement brut). Plus la capacité de désendettement est faible, plus la commune donne la preuve d’une solvabilité correctement pilotée (2,5 ans) pour la commune. En effet, la zone critique démarre au-dessus de 11 ans.
Le taux d’épargne brut complète la capacité de désendettement, important dans l’analyse de solvabilité. Il exprime la part des ressources courantes non mobilisées par la couverture des charges courantes, et donc disponible pour rembourser la dette et investir. La moyenne pour les villes de ce taux est de 13 à 14 % et est de 10,61 % comme le montre le compte administratif prévisionnel de la commune. L’équilibre reste fragile car la section de fonctionnement laisse très peu de place à de nouvelles marges de manœuvre. Les dépenses obligatoires (eau, gaz, électricité, personnel) représentent 73 % des dépenses réelles de fonctionnement.

Pas de hausse d’impôt
Malgré les mauvaises nouvelles du projet de loi des finances, la municipalité n’augmentera pas les taux de fiscalité. La tarification de certains services municipaux est à revoir, à moyen terme, afin de dégager des marges et permettre le maintien de différents services aux citoyens.
Pour 2017, l’équipe municipale continuera à mettre l’accent sur l’éducation, la jeunesse, la sécurité des concitoyens, l’aide à l’emploi et à l’insertion sociale, la communication grâce aux nouveaux outils mis en place, la démocratie participative et la mise en œuvre de la démarche IDA’CO (coopération et concertation). Christian Thermoz, adjoint délégué aux finances, rappelait que la reprise a été impactée par les attentats terroristes. “Et qui dit peu de reprise, dit peu d’investissements et donc peu d’emplois”, ajoutait-il. De son côté, Alain Jurado, maire, renchérissait : “On subit le choc d’une reprise économique très moyenne.” La baisse prévisionnelle pour la commune est estimée à 220 000 euros, tandis qu’une hausse de la DSU (dotation de solidarité urbaine) est estimée à +215.000 euros. “Mais il faudra la partager avec 600 autres communes”, annonçait Alain Jurado. À cela, il y aura d’autres mesures qui impacteront le bloc communal, notamment, la baisse du fond départemental de péréquation de la taxe professionnelle (8 % minimum, soit -68 000 euros). Quant à l’enveloppe du FPIC (Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communale), il reste stable par rapport à 2016 (1 milliard d’euros). Cependant de nouveaux critères nationaux de répartition devraient impacter négativement la commune (-25 000 euros).
Cyril Marion, élu de l’opposition, ne manquait de poser des questions et de faire des remarques. Il en était de même du côté du groupe de Cathy Simon et d’Elyette Croset-Bay, par la voix de Lyliane Girolet pour la première, et de Laurent Machon pour la seconde.
Le débat s’est terminé à 21h42. Nous évoquerons, dans notre prochaine édition, les projets de l’année en cours.
En fin de conseil municipal, Guy-Alain Dufeu, 1er adjoint, annonçait sa démission au poste d’adjoint et ce, pour des raisons personnelles. Il précisait : “Je reste conseiller municipal et je pense que je travaillerai sur d’autres missions, mais pas à la mesure de celles que j’ai fait jusqu’à aujourd’hui.”
Carole Muet

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