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Vie culturelle / Où Sortir

Vertrieu : Dimanche 4 juin, vous avez rendez-vous au Jardin des Simples - 28/04/2017

La 15e édition des “Rendez-voux aux jardins” sera placée sous le thème “Le partage au jardin” : partages d’espaces pour jardiner, de graines ou de plantes, mais aussi partage de savoirs, de savoir-faire, de moments de plaisir, de découverte…
L’objectif de cette manifestation est de faire découvrir, à un large public, la richesse et la diversité des parcs et jardins et de le sensibiliser aux actions mises en œuvre par le ministère de la Culture et de la Communication pour favoriser la connaissance, la protection, la conservation, l’entretien, la restauration et la création de jardins ainsi que la transmission des savoir-faire, tout en s’attachant à mettre en valeur leur dimension artistique et culturelle.
Outre l’ouverture massive de parcs et jardins privés et publics (2.300 en 2016), cette manifestation est l’occasion de mettre en place des animations (3.500 en 2016), notamment sur le thème national. Ainsi, on vous promet des visites guidées, des démonstrations de savoir-faire, des expositions, des promenades musicales, des jeux, des concours, etc…

Le partage au jardin
Les jardins sont des lieux privilégiés pour le partage. Pour Marie-Hélène Benetière, historienne des jardins chargée de mission “parcs et jardins” au ministère de la Culture et de la Communication et enseignante à l’école nationale supérieure d’architecture de Versailles, on peut y partager la terre en premier lieu. Et plus en détail, elle raconte : «Le père Volpette à Saint-Étienne, l’abbé Lemire à Hazebrouck ou Madame Hervieu à Sedan ont tous eu la même idée entre 1894 et 1896 : mettre à disposition des ouvriers les plus pauvres des terrains à jardiner pour les aider à se nourrir, prendre l’air et leur rendre leurs racines rurales. Le principe de ces jardins collectifs, gérés par des associations chrétiennes, est repris par des industriels paternaliste ou de grandes entreprises (chemins de fer) pour évoluer entre les deux guerres vers des modes de gestion différents (associations) pour des publics diversifiés (malades, écoliers, prisonniers, sans emploi, etc…).
Qu’ils aient été aménagés sur d’anciennes fortifications, dans des usines, le long des voies ferrées, hors sol en pleine ville, dans des écoles, des prisons, des hôpitaux ou des châteaux publics et privés, ces jardins sont gérés collectivement et rassemblent autour des parcelles jardinées.»

Le bonheur essaimera du jardin…
Et encore : «L’eau aussi se partage dans les jardins. Depuis des époques anciennes, la distribution de l’eau répond à des règles strictes et nous renseigne sur les gestes quotidiens et les pratiques sociales des habitants. Les “jardins partagés” de nos villes modernes sont fondés sur des valeurs communes de partage, de convivialité, de respect de l’environnement et de la biodiversité, et de solidarité. Le troc, l’échange et le don, la libre circulation des graines et des végétaux, ainsi que le prêt de matériels entre les habitants sont largement pratiqués. L’espace mis en commun pour jardiner permet de créer du lien social, de la solidarité, des échanges culturels et dans nombre de cas permet d’échanger des plantes, des savoirs et des savoir-faire. De plus en plus de bailleurs sociaux mettent à disposition des locataires des espaces verts pour qu’ils soient aménagés et entretenus par ces derniers pour que les habitants se rencontrent, parlent, tissent des liens, organisent des fêtes, etc…»
Enfin, «depuis l’aube du XXIe siècle, de nouvelles expériences voient le jour et les jardins en sont le terrain. L’expérience des “Incroyables comestibles” (hérités du mouvement anglais Incredile Edible) met en avant une démarche participative citoyenne et solidaire issue d’un élan volontaire de don et de partage et vise l’auto-suffisance alimentaire des territoires et la nourriture saine pour tous. En se réappropriant l’espace public et en le transformant en jardin potager géant et gratuit, la nourriture à partager devient une ressource abondante alimentée par tous et offerte à chacun. Le slogan “planter, cultiver, partager” se diffuse rapidement sur de nouveaux territoires. L’expérience de Detroit, aux Etats-Unis, est elle aussi tout à fait remarquable. Ville en faillite à la suite de la déprise industrielle, la population restée sur place reconstruit la cité grâce aux jardins et au jardinage. Nombre d’espaces publics sont réutilisés pour aménager des jardins nourriciers qui favorisent l’insertion des plus démunis et leur procure des ressources alimentaires saines.
Les jardiniers aiment échanger des graines et des plantes, bien sûr, mais aussi des pratiques ancestrales ou régionales. On troque ses plants de tomates contre des salades ou des fraises mais on échange aussi sur la meilleure façon de repiquer les poireaux, d’éclaircir les carottes ou d’éloigner les limaces.
La libre circulation des graines et des végétaux permet de favoriser la conservation de semences et de graines rustiques ou locales cultivées dans les jardins et, d’autre part, de développer des réseaux d’échanges de savoirs. Les ressources phytogénétiques sont ainsi conservées et peuvent être utiles au plus grand nombre.
Les sociétés d’horticulture créées, pour la plupart, au XIXe siècle étaient à l’origine des lieux où des passionnés souhaitant échanger des expériences ou de nouvelles techniques culturales se retrouvaient.

Les bulletins de ces sociétés savantes avaient pour rôle de faire profiter de ces savoirs au plus grand nombre, de servir de trait d’union entre amateurs et professionnels. Aujourd’hui, la Société nationale d’horticulture de France entretient cette activité grâce à “Horti-quid – le savoir au jardin” où un réseau d’experts bénévoles (professionnels, enseignants, scientifiques, amateurs éclairés, etc…) répondent aux questions de jardinage, de reconnaissance des végétaux, de santé des plantes, de biodiversité, etc…).»
Marie-Hélène Benetière concluait : «Les jardins publics sont conçus pour le délassement de la population. Les usagers de ces lieux viennent exercer certaines pratiques sociales, sportives ou culturelles. Ouverts à tous, ils permettent de nombreux échanges. Les jardins publics sont aussi fréquemment le terrain d’une pratique ancienne : le pique-nique. Manger ensemble, dehors, développe des formes particulières de sociabilité. On partage un coin d’herbe, un peu d’ombre ou de soleil, des nourritures terrestres et de la convivialité.»
Carole Muet

Au programme du Jardin des Simples
- Concours d’épouvantails,
- Repas partagé (chacun apporte un plat ou un dessert) et tout est posé sur les tables et on partage. Les assiettes, couverts et verres sont fournis par l’association.
- Café, thé et boisson du jardin seront offerts par l’association.
En ce qui concerne l’animation, vous noterez la présence d’un conteur, d’un sculpteur et bien d’autres intervenants.
Alors venez découvrir ou redécouvrir le Jardin des Simples. Toutes et tous vous assurent une ambiance sympathique et conviviale.

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